Our memories

Le site : https://ourmemoriesandi.wixsite.com/erasmusplus

Les partenaires :

 

Pays : l’Espagne ; l’Italie ; la France ; l’Allemagne,  la Croatie (5)

 

Ecoles : 1° Narcis Monturiol à Figueres (Espagne), 2° Oberstufenzentrum LOTIS à Berlin (Allemagne);  3° Istituto Rosmini à Grosseto (Italie ); 4° collège Pagnol  et 5°  lycée Maillol à Perpignan (France)

 

Institutions : 1° l’Eurom (Observatoire européen des mémoires et 2° le MuME (Espagne) ; 3° ISGREC (Italie) ; 4° Culture Hub (Platform for Education, Creativity and Development through Culture) (Croatie)

 

Donc 5 pays, 5 écoles, 4 institutions

 

Description :

Nos sociétés se trouvent confrontées à des crises multiples,  le terrorisme et le flux des réfugiés cherchant asile en Europe en sont les plus virulentes expressions actuelles.  La sphère pédagogique est de plus en plus sollicitée pour accompagner de façon pertinente les jeunes, trouver des réponses et développer des stratégies d'intégration et  de prévention. Cette mission s’avère fort compliquée. En effet, le profil des jeunes dans nos établissements s’est hautement diversifié ces dernières années. Leurs valeurs, leurs histoires, leurs cultures se croisent souvent sans se comprendre.

 

Un des reflexes du corps enseignant face à ce défi est le recours à un paradigme « Apprendre de l’histoire ». Ce paradigme sous-tend aussi les programmes des mémoriaux et des lieux de mémoires. Les mémoriaux en Europe ont pour l'immense majorité, outre leur mission de renseigner les contextes historiques qui leur sont propres, celle d'éduquer à la citoyenneté et à la paix. Ces lieux-là seraient donc a priori des endroits idéaux pour instaurer le dialogue et la réflexion en temps de crise.

Or, les chapitres de l’histoire et les mémoires véhiculés dans ces lieux sont aujourd’hui loin de pouvoir offrir une possibilité d’identification aux publics scolaires hétérogènes qui les fréquentent.

 

Sont-ils toujours en mesure d’accomplir leur mission?

 

Le projet « Moi et nos mémoires » amènera les jeunes dont nous avons la charge à expérimenter un des mémoriaux de proximité : Les établissements de Perpignan le Musée Mémorial de Rivesaltes, celui de Figuères le Musée Mémorial de l’exil de la Jonquère (MuME), celui de Berlin le Mémorial du Mur de Berlin (Gedenkstätte Berliner Mauer) et celui de Grosseto un projet de mémorial déjà avancé «Maiano Lavacchio». Certains de ces lieux de mémoire – le MuME et l’ISGREC (Istituto Storico Grossetano della Resistenza e dell’Età Contemporanea) pour le «Maiano Lavacchio» - sont partenaires du projet. Les contextes historiques et les mémoires de ces lieux, les expériences des jeunes dans ces lieux seront partagés avec tous les partenaires du projet. Lors de trois rencontres internationales, un groupe de jeunes formé des quatre pays participants expérimentera à son tour le mémorial du pays visité.

 

 

Pour préparer les élèves à ce travail et à la notion de mémoire, ils retraceront en amont leur parcours mémoriel familial. Ce travail nous permettra un regard concret sur la multiplicité des mémoires.  Il leur donnera la possibilité de les exprimer et d’être sensibilisés à ce que ces mémoires ont en commun – malgré leur diversité - en termes de joies et de souffrances, de contraintes et de libertés, de répression et de rébellion, de stratégies de survie ou d’échecs.

 

Pour croiser ensuite les connaissances sur le lieu de mémoire, l’expérience de travail pédagogique menée dans ce lieu et les parcours mémoriels familiaux, nous allons faire appel à Roman Kroke, artiste berlinois qui a une grande expérience auprès de publics très variés d’ateliers pédagogiques liant l’histoire, la mémoire et l’art. Les élèves des cinq établissements - dont une grande partie est issue de l’immigration et socialement défavorisée - doivent pouvoir communiquer les résultats de leurs investigations et de leurs apprentissages.   L’art – et surtout la façon dont Roman Kroke initie les jeunes à se l’approprier – nous semble ici la voie idéale qui laissera une grande place à l’expression des émotions et leur permettra d’exprimer toute leur créativité. L’art permet par ailleurs une véritable communication entre tous les jeunes participants au projet, au delà des frontières linguistiques et culturelles.

 

Cette partie du projet introduit une approche véritablement innovante. Passer par l’art pour apprendre, s’exprimer, communiquer, s’impliquer  et échanger est certainement un des moyens le plus intéressant à l’heure actuel non seulement pour motiver les jeunes mais aussi pour transcender les messages des mémoires diverses. Deux des établissements impliqués dans le projet ont pu déjà expérimenté le travail avec cet artiste et les résultats ont été extrêmement convaincants.

 

 

Après cette expérience particulièrement intense, nous pourrons attendre non seulement de nos jeunes une véritable évaluation approfondie de tous les lieux visités et expérimentés mais aussi de nous, les collègues impliqués dans ce projet, un regard éclairé sur les conditions d’une contribution de ces mémoriaux à un dialogue et à une réflexion ouverts avec les jeunes face aux crises identitaires de nos sociétés.

 

Les mémoriaux partenaires nous ont assuré leur intérêt pour les résultats d’une telle démarche, ainsi que l’EUROM (European Observatory on Memories).

 

Les lieux de mémoire expérimentés dans le cadre du projet:

 

Le Musée Mémorial de Rivesaltes (Perpignan)
Le Musée Mémorial de l’Exil de la Jonquère (Figuères)
Sant'Anna di Stazzema (Toscane) et un mémorial en construction : Maiano Lavacchio (Magliano en Toscane)
Le Mémorial du Mur de Berlin (Gedenkstätte Berliner Mauer)

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